Communauté de Ludenia
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Panique Génétique [Cya, Kira, Noko, Ery et Kyo]

Aller en bas 
AuteurMessage
Cyani

avatar

Messages : 5
Date d'inscription : 18/06/2016

MessageSujet: Panique Génétique [Cya, Kira, Noko, Ery et Kyo]   Lun 29 Aoû - 0:33

Ouille, ma tête... J'ai aussi mal que si je m'étais pris un poteau dans la figure. J'essaie d'ouvrir les yeux : je vois du blanc, partout. Tellement de lumière que cela me brûle la rétine. Je me contente donc de garder les paupières entre-ouvertes. Sous moi, je sens une sorte de matelas... Un peu bizarre. On dirait qu'il y a de la paille dedans.
Je me redresse, doucement, et difficilement, faisant glisser avec peine la vitre au-dessus de ma tête : chaque partie de mon corps semble désormais être passée sous une vache tombée d'un camion en pleine autoroute. Je jette un oeil autour : des halogènes blancs au plafond. Des caméras blanches dans les coins. Un sol et des murs en carrelage blanc. Autour, d'autres lits, une dizaine je dirais, semblables au mien : ovales, creux, un matelas bizarre. Et dedans... dedans... Des choses, des choses que je ne peux nommer. On dirait des animaux... Des oiseaux, des lapins, des chats... Mais aussi grands, et ressemblant horriblement à des humains. Certains ont même des parties mécaniques. Je frissonne. La plupart dorment, un ou deux sont réveillés et regardent autour d'eux, l'air perdu, avec des têtes de drogués. Attendez... Mais qu' est ce que je fous là dedans moi ? Moi, Eladna Naej, un humaine des plus normales ?
En fait, nan, j'ai des doutes. En y réfléchissant... Je ne me rappelle plus de rien ! Que pouic, nada, kaputt ! Hormis mon nom. En y jetant un œil, je remarque que mon nom est gravé sur une plaquette en bronze, sur le bord du "cocon". Un peu comme sur les cercueils, c'est glauque.
Bon. J'inspire, j'expire, puis je m'observe. Les mains, d'abord. Sur le dessus, elles sont couvertes de fins poils blancs. Pas normal, ça. Au niveau des paumes j'ai... eh bien... des sortes de coussinets noirs, je crois. Je monte mon regard le long de mes bras : recouverts de poils, eux aussi. Sauf qu'au niveau des coudes, la fourrure devient grise, et à partir des poignets la partie "intérieure" du bras devient quasiment noire.. Apparemment, le reste de mon corps aussi : je ne suis pas sûre, je suis vêtue d'une chemise blanche et d'un pantalon tout aussi coloré. D'ailleurs il doit y avoir un petit trou à l'arrière pour laisser passer... ma queue. OUI. UNE LONGUE QUEUE TOUFFUE. Je porte mes mains sur mon crâne : deux oreilles pointues. Sur mon visage, un long museau avec ube truffe noire toute humide. Sous la surprise, je ne peux m'empêcher de penser à voix haute.

"Mais... MAIS BON DIEU, QU' EST CE QUE C'EST QUE CE BORDEL ? "

La plupart de mes "camarades de chambre", si je puis dire, se retournent à l'entente de mon cri. La plupart semblent de mauvaise humeur, je marmonne donc timidement quelques excuses.
Pourvu que quelqu'un d'un peu moins paumé m'explique ce qu' il se passe, je crois que je deviens folle...


Dernière édition par Cyani le Mar 30 Aoû - 0:19, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kira

avatar

Messages : 3
Date d'inscription : 25/06/2016

MessageSujet: Re: Panique Génétique [Cya, Kira, Noko, Ery et Kyo]   Lun 29 Aoû - 13:46

Des murs blancs éblouissants, des énormes parois glissantes, un sol en carrelage lui aussi blanc. Des lits en paille de tous les côtés, des scientifiques traversant la pièce quelques fois afin de venir examiner un petit être malmené par une expérience. Une peur grandissante à chaque seconde hantait la salle, chacun semblait vouloir s’enfuir de cet enfer. Que faisaient-ils tous là ? Qu’avaient-ils fait à la nature pour mériter un tel sort ? Rien de spécial hormis le fait d’essayer de survivre dans ce monde de brute. Chasser quelques souris ici et là, ou bien des cerfs pour les plus gros prédateurs, ou bien se contenter de charogne pour d’autres. Alors quoi ? Ils avaient respecté les codes de la nature, rien de plus. Ils avaient respecté les règles instaurées depuis la création des animaux, depuis que la nature avait imposé ses lois, et aussi ses quatre saisons. Automne, hiver, printemps et été. Toutes avec des bons ou des mauvais côtés, toutes avec leurs températures, leurs plantes, leurs animaux. La plus terrible était certainement l’hiver, avec son froid mordant et le manque de proie fréquent. Allongés et tous faibles, les caméras braqués sur eux, ils étaient autrefois des êtres vivants libres comme le vent, à présent, ils n’étaient que des bêtes de laboratoire aux services des humains. Une panique générale hantait les lieux, tel un fantôme rodant dans les sombres couloirs d’une maison hantée. Des couinements de peurs se firent soudainement entendre. Pourquoi une telle souffrance ?

Ouvrant délicatement ses paupières, la petite humaine se redressa tant bien que mal. Son matelas de paille était plutôt confortable. Ni trop piquante ni trop douce, parfaite. L’espèce de cocon où elle se situait contenait une sorte de plaque en bronze, avec dessus, son prénom et son nom. Lyvia Frost. Reprenant ses esprits, l’humaine analysa rapidement la situation ; dans une sorte de cercueil, avec d’autres animaux autours. Voilà qui fut étrange. Elle laissa ses yeux errer sur les autres cocons, les animaux avaient des corps d’humains ! Choquée, elle se demanda si c’était un rêve. Non, la cruelle réalité se trouvait bel et bien en face. Un mal de crâne atroce la tenait entre ses griffes. En s’observant un peu plus, la fille remarqua que ses mains furent recouvertes d’un fin duvet de couleur cyan foncé, et qu’elle portait un pantalon blanc ainsi qu’une chemise de la même teinte. Où étaient ses vêtements habituels ? Et son collier ? Ses plumes ? Tous s’étaient volatilisés. Formidable. Même sa dague fut partie avec les autres. Quelle chance elle avait ! Un sentiment d’incompréhension et de rage la travaillait ; qui étaient les personnes l’ayants enfermée ici ? Son pied rencontra la vitre violemment. Et soudainement, Lyvia se rendit compte de son anomalie bizarre ; des grandes oreilles cyan foncé avec au bout, une petite touffe blanche ; une longue queue de renard bleu pâle avec le bout blanc ; des canines acérées ; et deux yeux vairons, celui de droite doré et l’autre bleu électrique. Mi femme mi renarde, voici ce qu’elle fut devenue après de longues semaines passées ici ! Heureusement que ses longs cheveux ondulés avaient encore leurs places. Hormis les yeux et les canines, son visage fut resté tel quel. Perturbée, elle ne put s’empêcher de murmurer des jurons incompréhensibles. Habituellement, garder son calme était une chose tout à fait normale mais là, ce fut impossible. Qu’est-ce que Lyv’ foutait dans ce laboratoire ?

« C’est quoi ce BORDEL ?! » Dit la jeune adulte.

Impuissante, elle frappa de nombreuses fois contre la vitre, sentant que la liberté lui échappait au fur et à mesure que le temps s’écoulait. Se mordant la lèvre, elle fixa une caméra de ses deux disques vairons.

« LAISSEZ-NOUS SORTIR DE LA ! » Hurla la furry, visiblement plus qu’énervée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nokota



Messages : 3
Date d'inscription : 18/06/2016
Age : 13
Localisation : Paumée

MessageSujet: Re: Panique Génétique [Cya, Kira, Noko, Ery et Kyo]   Lun 29 Aoû - 15:59

Lilae revint à elle avec l'impression que quelqu'un lui frappait le crâne avec une massue. Bizarrement, cette douleur lui semblait familière... mais pourquoi ? Ce qui l’avait réveillé, en fait, ce n’était pas la douleur. C’était des cris. De surprise, elle aurait dit. Elle pensait qu'elle se trouvait dans un lieu habituel, mais elle n'avait aucun souvenir de l'endroit où elle s'était endormie la dernière fois. Elle n'avais aucun souvenir de ce qui c’était passé dans sa vie, d’ailleurs. Le trou noir. La seule chose qui lui emplissait la tête, c’était son nom. Lilae Vacker. Ces deux mots tambourinait dans sa tête et se répétait sans cesse, comme un écho. Certes, cela n’arrangeais guère son horrible migraine, mais elle avait au moins quelque chose à quoi se raccrocher. Elle avait un nom. Une identité. C’était un début. Mais quand au reste… évaporé. L’idée de n’avoir aucun souvenir l’horripilait au plus haut point. La jeune fille tenta d’ouvrir les yeux mais le referma aussitôt, aveuglée par une lumière blanche. Mais elle devait savoir où elle était. Elle prit donc son courage à deux mains et rouvrit ses paupières, représentant la fine barrière qui la séparait du monde extérieur.  Ses pupilles mirent quelques minutes à s’habituer à cette lumière flash. Ses yeux… à quoi ressemblait-il, déjà ? Peut importe, elle s’en préoccuperait plus tard. Pour le moment, une petite analyse de son environnement s’imposait. Elle se trouvait dans une sorte de… nid ? Elle était allongée en chien de fusil sur une sorte de matelas relativement confortable… rembourré avec quelque  chose. En se tortillant un peu, le lit crissait légèrement, d’une façon caractéristique. De la paille, peut-être ? %ais bon sang, tu te contrefous de ce qu’il y a dans ce matelas ! Cherche plutôt à te barrer d’ici, merde ! Elle se redressa donc et tenta de s’asseoir sur ce lit improvisé, mais sa tête heurta quelque chose de froid. Elle retint un juron et toucha la paroi avec sa main. Sa main… Mais bordel QU’ÉTAIT-IL ARRIVÉ À SA MAIN ? Elle était recouverte de fins poils blancs. Prise de panique, elle remonta ses manches et constata qu’il en était ainsi sur le reste de ses bras. Ils étaient également rayés de noir. Mais qu’est-ce qu’il lui arrivait ? Elle avait beau se souvenir de rien, elle savait très bien que les humains n’étaient pas recouverts de poils semblable à ceux d’un tigre blanc ! Encore heureux que ça ne se limite à ses bras… Minute… Des poils de tigre blanc ? Une horrible vision lui avait envahi la tête. Elle se tourna et se retourna dans tout les sens. Elle constata qu’elle ne portait qu’une simple chemise blanche, assortie à son pantalon, blanc lui aussi. Elle ne portait pas de chaussures. La jeune fille s’examina sous toutes les coutures, et poussa un petit cri quand elle remarqua une longue et fine queue blanche rayée de noire, qui sortait d’un trou fait dans son pantalon.  Elle reconnut de suite la queue d’un tigre blanc. Oh merde…
Ça, ça ne sentait pas bon du tout... Lilae regarda autour d’elle, espérant trouver quelque chose lui permettant de comprendre ce qui lui arrivait. Pendant un instant, elle repensa à la paroi contre laquelle elle s’était cognée la tête.  Du verre. Génial… elle était coincée là-dedans, c’est ça ? Mais au moins, si elle s’observait dedans avec une certaine inclinaison, la lumière faisait un reflet. Elle ne sut pas comment réagir à ce qu’elle vit. Ses oreilles. Ses oreilles n’avaient ni la force, ni la place, ni la couleur qu’elles auraient du avoir. Elle était plus vers le haut de son crâne, sortant de ses cheveux. Et elles étaient…rondes. De petites oreilles rondes et blanches.  AU fond d’elle, elle espérait que ça ne serait qu’un cauchemar, et qu’elle allait se réveiller. Oui, ce n’était qu’un simple cauchemar, bientôt, elle se réveillerait et en rigolerait avec ses ais. Ses amis… en avait-elle, qui la cherchait, à l’heure qu’il est ? Une famille, qui se faisait un sang d’encre de son absence ? Bizarrement, le plus profond de son être lui soufflait que non. Mais peut-être était-ce faux. Elle ne savait pas si elle devait croire son instinct ou non. Peut importait. Si ça se trouve, c’était sa famille elle-même qui l’avait livrée ici. Et, franchement, elle s’en fichait. Quand elle sortirait d’ici, elle volerait de ses propres ailes. Seule. Si il y avait bien une chose que la jeune femme détestait, c’était dépendre des autres. La nature avait fournit à chacun la possibilité de subvenir seul à ses besoins, alors elle n’allait pas s’en priver. Mais pour le moment, elle souhaitait reprendre connaissance d’elle-même, avait d’envisager une escapade hors de ces murs. Elle apprit donc qu’elle avait de longs cheveux noir comme le jais, retenu en une queue de cheval haute, sauf une mèche qui était libre devant son visage, en cachant légèrement une partie. Ses yeux étaient bruns, d’un magnifique brun, un peu comme la couleur du chocolat au lait que l’ont venait de faire fondre. Enfin, c’était la couleur qu’elle supposait qu’ils étaient. Elle n’aimait pas tellement ses cheveux qui lui cachaient une partie de sa vison, alors elle les dégagea de son œil gauche. Et là, surprise. Son œil gauche n’était pas marron comme elle l’avait imaginé. Il était bleu. Un magnifique bleu. Un bleu turquoise saisissant. Elle aimait cette couleur. Elle l’adorait. Pour finir, elle était assez grande, sans doute plus grande que la moyenne. Et tant mieux. Elle semblait assez musclée, aussi. Elle pourrait donc se battre et se défendre en cas de besoin. Tout cela paraissait parfait. Si l’on ôtait sa queue, ses bras et ses oreilles, totalement bizarre… Elle se serait donné entre 20 et 22 ans. Mais peut-être se trompait-elle. Était-elle plus vieille ? Plus jeune ? Peut-être que l’avenir le lui dirait. Peut-être pas.

Sa curiosité était enfin satisfaite, elle reposa son attention sur ce qui l’entourait. Elle plia donc le dos et observa autour d’elle. Elle se trouvait dans une immense salle aux murs blancs. Le sol était en carrelage de la même couleur. Tout cela ne lui inspirait rien de bon. Tout autour d’elle, Lilae remarqua d’autre « cocon » comme le sien. Si on regarda d’une certaine façon, on aurait dit… des cercueils ? Bizarre. Assez glauque même. Elle repéra certaines personnes qui étaient réveillée elles aussi, mais la plupart étaient toujours endormi. Sans doute était-il drogués, à juger leur air paisible. Elle aussi, elle avait été droguée ? Mais bon sang, où était-elle ? Elle était bien décidée à le savoir.  Elle remarqua que la plupart des autres pouvaient être assis sans se cogner la tête. Certes, ils frôlaient la paroi de verre, certains la touchaient même, mais ils pouvaient s’asseoir « normalement ». Elle supposa donc que c’était elle qui était grande, ce n’ »était pas la cage qui était petite. Mais ce n’était pas ça qui la choquait le plus, non. C’était l’apparence des autres convalescents. Certains avait simplement une oreille animale, où une queue, mais d’autre avait carrément troqué leur peau par de la fourrures et leurs ongles par des griffes. Il y en avait même quelques un qui avait un membre de métal. Lilae frissonna. Mais ce n’était pas à cause du froid. Elle n’arrivait pas à trouver la raison de ce carnage.

À force de plier le cou, elle sentait qu’elle allait avoir un torticolis. Lilae décida donc de se rallonger et de faire un point sur la situation. Mais, pour être franche, rester ainsi ne faisait qu’alimenter sa colère. Elle tenta donc par tous les moyens possibles et imaginables de sortir de cette prison de verre. Au bout de quelques minutes, elle commençait à être à court d’idée. Mais rester ici comme ça la faisait rager. Sur le coup, elle donna un coup de poing dans la vitre au dessus d’elle. Elle le regretta aussitôt et venait de se gratifiant d’un douleur intense sur le dos de la mains et au poignet. Mais finalement, peut-être que cet acte ne fut pas aussi inutile qu’il n’en avait l’air… en effet, la paroi semblait avoir bougé. Les sourcils froncés, Lilae scruta un peu plus la paroi, et le doute ne fut plus permis. Le verre s’était légèrement décalé vers la droite.  Elle posa donc ses doigts sur sa « prisons » et essaya de continuer ce que son poing avait commencé. Le problème était que la plaque de verre était plus que lourde. Elle doutait de pouvoir la porter. Mais elle devait essayer. Elle continua de la faire coulisser, tout doucement. Au bout de 5 minutes, ses bras commençaient à fatiguer et la plaque couvrait toujours plus de la moitié de la cage. Mais elle devait continuer. Coûte que coûte. Lorsqu’elle finit enfin par se débarrasser de la plaque, elle fit tout de même l’effort de poser la plaque au sol sans faire trop de bruit. Mais un peu tout de même, ce qui attira des regards interrogateur sur elle. La plupart semblait surpris, mais d’autre semblait plutôt apeurés. Mais de quoi avait-ils peur ? Alors l’un d’eux –qui avait une apparence de panthère- lui fit signe et désigna les coins de la pièce du doigt ? Les sourcils froncés, Lilae ne comprenait pas ce qu’il voulait lui dire.  Incrédule, elle leva les yeux et repéra des caméras aux quatre coins de la salle.

- Et merde…

La dernière chose quelle voulait, c’était se faire repérer. Oh et puis merde hein !

- Ces enfoirés nous ont enfermés ici, ils ont manipulés notre patrimoine génétique et on fait de nous des monstres ! J’ai bien le droit de sortir et de me balader quand même ! Merde à la fin !

N’empêche, qu’est-ce que ça faisait du bien de pouvoir s’asseoir normalement ! Elle décida de rester ainsi quelques temps, le temps de reprendre son souffle.

_________________
VIVE LES NOUILLES

Noko est une Nouille:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ery
Admin
avatar

Messages : 22
Date d'inscription : 18/06/2016

MessageSujet: Re: Panique Génétique [Cya, Kira, Noko, Ery et Kyo]   Lun 29 Aoû - 20:17

Badum.
Hhhhh ….
Badum.
Badum.
Fffff …
Badum.
Ssssss...

Une quinte de toux rompit le silence. Une sensation désagréable envahit la bouche. La respiration rompit son rythme lent et devint incontrôlable. Et toute une suite de sensations désagréables s'enchaînèrent. Les coups sur la tête suivaient ceux de son cœur. Le son de la respiration qui se cherchait l'assourdissait. Chaque muscle se réveillait, mou, faible, lourd. Et la peau rêche, craquelée, était posée sur quelque chose qui brûlait.
Les yeux s'ouvrirent et, aveuglés, se refermèrent aussitôt. Les paupières étaient sèches, les yeux irrités et aucune larme ne semblait vouloir sortir pour les apaiser.

La peur, grande, forte, puissante s'empara de son abdomen. Sa respiration s'accéléra malgré la douleur dans sa gorge à chaque inspiration. Les battements du cœur prirent un rythme effréné, une force insoupçonnée. La poitrine se soulevait, empli d'un froid glaçant, d'une énergie donnée par la panique, qui semblait faire danser l'estomac.

Sa queue s'anima la première, frappant ses jambes avec inquiétude. Ce mouvement, causé par un réflexe incontrôlé, activa le reste du corps, qui se souleva et se retourna, heurtant violemment les bords de sa prison éblouissante. Les yeux s'habituèrent à la lumière. Le nid était pareillement blanc sur toute sa surface, dure sur les côtés et plus molle en dessous. Cette clarté n'était pas normale, effrayante.
Le ventre ainsi positionné, à l'abri, la peur sembla se calmer. Mais ce n'était pas facile de regarder eu dessus de soi. En se contorsionnant, les yeux virent. Des yeux dans le reflet de la prison de verre. Des yeux noirs, avec un cercle jaune en leur milieu. Et autour un visage. Un erstaz de museau naissait au niveau de la mâchoire, avec deux petites fentes de chaque coin supérieur qui frémissaient doucement. Les arcades sourcilière étaient proéminentes et lisses, le crâne rond tout aussi lisse. Le tout était vert saupoudré de tâches légèrement plus foncé et deux rayures plus claires apparaissaient sur le cou pour se faufiler sous les vêtements, avec le reste du corps.

La nuque lança et la tête se repositionna normalement. Le corps roula sur le côté et les yeux regardèrent les mains. Quatre doigts par main, d'un vert translucide, le troisième était plus longs et épais que les autres. L'intérieur des mains étaient beige, le dessus d'un vert un peu plus clair que le corps.
Les mains tâtèrent le corps. La poitrine, cachée sous les vêtements, était ronde, un peu molle et ferme en dedans. Le ventre était mou, les hanches larges. Entre les jambes, la queue était épaisse, un peu plate et puissante. La couleur était un peu beige dessous, vert partout ailleurs avec les tâches, encore. Les pieds avaient cinq doigts longs et translucides, semblables à ceux des mains.

Forte de ce corps dont elle commençait à comprendre les atouts, elle retourna au plus urgent. Instinctivement, elle sentait qu'il lui manquait quelque chose de vital. Quelque chose qui expliquait la peau qui se déchirait à chaque mouvement, la bouche asséchée, les yeux irrités.
Première chose à faire : sortir. Cet endroit n'avait pas ce qu'il lui fallait, ce n'était pas bon de rester là.
Elle frotta ses mains contre le verre. La peau sèche tira, la douleur la fit arrêter. Rien à faire, pas d'ongle pour gratter. Pas d'ongle … Comment connaissait-elle quelque chose qu'elle n'avait pas ? Dont elle ne parvenait à se rappeler l'apparence, même si elle savait à quoi ça pouvait servir. Ce n'était pas important pour le moment.

Des cris retentissait autours, l'espoir naquit. Pourquoi ? Aucune idée. Mais elle avait envie de crier aussi, de faire savoir qu'elle était là. Même si une partie d'elle lui incombait le silence, se terrait dans la peur et l'angoisse. L'autre avait envie d'appeler à l'aide.

Les mots franchirent les lèvres abîmées, la langue dansa contre le palais et les dents pointues.

-De l'eau ! De l'eau !

Comment savait-elle ce dont elle avait besoin ? L'instinct, sans doute.

A chaque pensée, elles se faisaient plus claires. Des mots lui venaient tout seuls, et elle les comprenait sans avoir besoin de chercher leur sens. Elle savait que c'était comme ça qu'on communiquait, que la communication était importante, presque vitale. Et tant pis si l'instinct voulait qu'elle reste sage sans bouger, la raison lui dictait le bon comportement, elle en était certaine.

Elle, c'était Lisset Helv. Elle était un être pensant, doué de conscience de soit, et elle avait un nom. C'était justement pour l'aider à avoir cette conscience d'elle même … Sans doute. Elle savait que ce nom était unique, qu'il l'identifiait. C'était indice très important sur qui elle était. Même si le reste de la réponse à cette grande question lui semblait pour le moment inaccessible. Mais ce n'était pas le plus important.

-De l'eau ! Hurla-t-elle en désespoir de cause.

Elle poussa un cri grinçant au cas où ses plaintes ne sonnaient pas assez urgentes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ludenia.forumactif.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Panique Génétique [Cya, Kira, Noko, Ery et Kyo]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Panique Génétique [Cya, Kira, Noko, Ery et Kyo]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [PROPORTA] Test du support magnétique de voiture
» [Nothomb, Amélie] Cosmétique de l'ennemi
» Aîoli léger et diététique
» "Vocabulaire poétique"
» Panique dans le noir: il me faut un diagnostic

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ludenia :: Archives-
Sauter vers: